Publié par BELLADONE dans Mes inspirations le 02/08/2025 à 16:21
Quand j’ai choisi ce nom, je ne cherchais pas quelque chose de joli.
Je voulais un mot qui porte. Qui évoque tout ce que j’aime dans la création : le contraste, le mystère, la puissance du féminin.
La belladone (Atropa belladonna) est une plante ancienne, vénéneuse et fascinante.
Dans l’Italie de la Renaissance, les femmes s’en mettaient une goutte dans les yeux pour dilater les pupilles : un regard plus profond, plus sombre, plus séduisant. Un geste de beauté… qui pouvait empoisonner.
C’est de là que vient son nom : bella donna, la belle dame.
Mais la belladone, c’est aussi une plante associée à la sorcellerie, à la médecine traditionnelle, aux savoirs oubliés. Elle est ambivalente : elle soigne, elle endort, elle tue.
Elle appartient à celles qui ne rentrent pas dans les cases.
Ce que je cherche dans chaque bijou Belladone, c’est cette tension :
le fragile et le tranchant, le brut et l’élégant.
Un morceau de dentelle piégée dans le métal. Un engrenage fin comme un fil. Un pendentif qui dit quelque chose sans le crier.
Je ne crée pas pour suivre une tendance. Je crée pour raconter.
Le bijou, pour moi, c’est un talisman : il porte une intention, une sensation, un fragment d’identité.
Il accompagne le corps sans jamais l’effacer.
Je ne crée pas pour décorer : je crée pour révéler.
Pour habiller le mystère, souligner la force, accompagner le trouble.
Chaque pièce est une alliance entre matières brutes et détails fins, comme l’iris de cette plante qui pousse à l’ombre, là où l’œil attentif seul la remarque.
Il y a dans la belladone une tension que j’aime : le féminin n’y est ni doux ni lisse, mais complexe, indomptable. Comme une dentelle rêche. Comme une fleur sur un métal froid.
C’est cette femme qu’on ne peut pas classer.
Parfois douce, parfois tranchante.
Parfois ombre, parfois lumière.
Mais toujours ancrée, souveraine, libre.
Elle est toi.
Elle est moi.
Elle est dans chaque pièce que je fabrique..



